La cosmologie religieuse des yoruba

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La religion yoruba regroupe les croyances et pratiques originelles du peuple yoruba. Elle est aujourd’hui présente parmi plusieurs peuples dans différents pays. Les croyances et pratiques yoruba peuvent être observées dans les communautés aujourd’hui sous trois formes:

I – parallèlement avec le islam, comme dans certaines parties de l’Afrique d’ouest
II – parallèlement avec le catholicisme, comme c’est le cas dans plusieurs pays des Amériques et de l’Afrique d’ouest
III -comme étant une des bases des religions d’origine africaine comme par exemple le candomblé, l’umbanda et le tambor-de-mina au Brésil ou la santeria à Cuba. Et dans ces cas ces religions sont par fois pratiquées concomitamment avec le catholicisme ou le spiritisme dit kardéciste.
IV – puritaine, sans être concomitantes avec d’autres croyances, situation observée notamment dans le candomblé au Brésil, où certaines communautés sont caractérisées dernièrement par un mouvement général de retour aux racines africaines et de purification de toute influence occidentale.

Le Dieu suprême, unique, immatériel dans l’univers yoruba a trois manifestations (ou trois noms): Olodumaré, Olòrún et Olofi (ou Olofin)

1) Olodumaré ou Eledumaré
Olodumaré = le créateur.
Olodumaré est l’aspect devin inconscient de Dieu. C’est dieu tout-puissant. Nos prières arrivent pas a atteindre cet aspect de Dieu (Dieu dans son état de d’énergie universelle neutre), parce que Dieu sous cet aspect là n’a aucune conscience. C’est bien pour cela qu’il n’existent pas des prières pour Olodumaré.
Olodumaré se trouve dans une dimension parallèle à la nôtre, une dimension connue comme « Òrún ».
C’est la puissance devine (le « ashé ») d’Olodumaré qui autorise la production d’évènements dans l’univers Yoruba. Elle permet la lumière du soleil de changer les matières d’un état vers l’autre (par example, la germination)et donne naissance à tout etre vivant.
Olodumaré est souvent considéré comme le canal par lequel les pensées et les actions de chaque personne sur « Aiyé » (la Terre) interagissent avec celles de tous les autres êtres vivants, y compris l’univers lui-même.

2) Olòrún
Olòrún = le seigneur ou détenteur du ciel (Olu-Òrún)
Olòrún est la manifestation de Dieu unique et suprême comme gouverneur ou seigneur des ciels.
Cette manifestation de Dieu unique et suprême est associée au Soleil.
Pour la même raison qu’Olodumaré, il n’existe pas de culte directe ni de temple individuel consacré à Olòrún.
C’était dans sa manifestation autant que Olòrún que Dieu avait crée les orishás et les hommes.
Olòrún delegue pouvoirs aux orishás et principalement à Obatalá (= Orishalá = Oshalá)

3) Olofi (ou Olofin Orun)
Olofi fait le lien entre Òrún (ciel) et Aiyé (Terre)
Olofi est l’aspect devin ou le pouvoir conscient de Dieu unique et suprême.
La première « force » a être vénérée dans le monde était Olofi.
C’était dans sa manifestation autant que Olofi que Dieu a reparti le ashé à chaque orishá (l’ashé ou puissance divine devient ici la force ou relation de chaque orishá avec les éléments de la nature).
Olofi détient donc les secrets de la création., et ne peut être incorporé que par un Babalawo (ou Babaaláwo, un père du secret, le titre accordé à un prêtre d’Ifá).

Les orishás

Les orishás sont considérés à la fois comme des divinités et des ancêtres immortalisés des yoruba. Shango, par exemple, correspond bien à ces deux descriptions car il est non seulement considéré comme la divinité qui représente l’essence du tonnerre et des éclairs, mais aussi comme une divinité ancestrale puis que il était Alafin d’Oyo (Roi de Oyo).

Les orishas sont vénérés entant que répresentants des forces naturelles; ils représentent des conduits d’énergies de la nature; cette énergie est l’énergie d’Olodumaré en s’exprimant dans l’univers. A cette énergie nous appelons « ashé ».

Chaque orishá, chacune de ces énergies, règne sur un certain aspect de nos vies.

Orí et Ashé: Deux concepts importants dans la religion yoruba

Deux concepts sont importants dans la religion yoruba: Orí et Ashé. La vie quotidienne dépend de l’harmonisation et connaissance du orí du individu. Orí se traduit comme « tête » mais dans ce cas spécifique orí veut dire la partie de l’âme qui détermine le destin personnel et le succès de l’individu. Le ashé est l’énergie d’Olodumaré qui s’exprime dans la nature, les conduits d’énergie de la nature; est une force vitale qui circule travers toutes les choses (êtres vivants ou inanimés). Le ashé est donc la force qui fait que les choses et phénomènes aient lieu. Le ashé représente un lien entre la présence de Dieu, des orishás et des ancêtres.

C’est en attenant à un état de Iwá Pèlé que les yoruba obtiennent l’indispensable ashé. Iwá Pèlé veut dire bon caractère ou bon équilibre. Par conséquence travers le Iwá Pèlé l’individu obtient l’alignement et la harmonie avec le orí (âme), ce qui proportionne la paix intérieure et la satisfaction avec la vie. Selon la croyance yoruba, les ancêtres (dans le sens de « esprit de lumière » du mot) sont ceux qui nous connectent avec le monde supérieur, et qui nous aident quand nous sommes dans le besoin. Le développement de son Iwá Pèlé permettra à l’individu de, un jour, devenir un ancêtre, qui sera à son tour capable d’aider à ceux qui lui solliciteront. Le proverbe yoruba Ayanmó ni Iwá Pèlé, Iwá Pèlé ni ayanmó (Le destin est le bon caractère, et le bon caractère c’est le destin) illustre bien la place du Iwá Pèlé dans l’évolution d’un individu. Chaque individu possède un « ayanmó » (carme, destin), et son objectif final est d’être en harmonie avec Olodumaré.

Les pensées et les actions de chaque individu sur « Aiyé » (la Terre) interagissent avec celles de tous les autres êtres animés ou inanimés, y compris l’univers lui-même.

Chaque individu cherche obtenir la transcendance et trouver son destin dans la dimension spirituelle où on l’en trouve tous les bienfaiteurs. Cette dimension est connue comme Òrún- Réré.

Orí-Inu est le nom donné à la conscience spirituelle de l’individu sur la Terre, et Orí-Òrún (ou Ipônri) est le nom donné à la conscience spirituelle de l’individu sur le plan spirituel. L’objectif de chaque individu est de faire un sorte que son Orí-Inu grandisse et rentre en communion avec son Orí-Òrún.

Le développement du Iwá Pèlé et la méditation rendent fort le Orí-Inu de l’individu. Les individus qui ont un Iwá Pèlé (c’est à dire, qui sont bien équilibrés) deviennent capables de s’en servir de la connection établie entre leur orí (âme) et leur orí-òrún , ce que les permet ainsi de faire du bien aux autres.

Prier pour son propre orí-òrún produit une sensation immédiate de bonheur. Cela appartient à l’orishá Eshu (Elégbara), le messager devin, d’établir le contact avec le Òrún au nom de l’individu qui fait sa prière et de la transmettre. En plus de la prière, le système de divination Ifá peut être consulté.

Toute communication établie entre un individu et la dimension Òrún, que cela soit sous la forme d’une prière ou d’une consultation du Ifá, est énérgisée avec de l’invocation du ashé (l’énergie d’Olodumaré).

Le culte des ancêtres

La vie et la mort sont des cycles de nos existences dans une série de corps physiques tandis que l’esprit de la personne évolue en direction à la transcendance. Cette évolution est encore plus évidente parmi les orishás, représentants des forces de la nature (l’énergie d’Olodumaré en s’exprimant dans l’univers). En plus des orishás, les yoruba vénèrent les esprits de leur ancêtres travers les cérémonies de masques connues comme Egúngún.

Un masque Egúngún évoque un visage très stylisé afin de signifier la présence le l’âme d’un ancêtre défunt revenant de l’au-delà pour communiquer avec ses descendants vivants. pour cette raison, le festival annuel Egúngún (Edún Egúngún), dont les dates peuvent varier d’une ville à l’autre, est une période de grandes réjouissances dans une communauté.

Le festival Egúngún dure entre 7 et 21 jours selon le village, au cours desquels des centaines de masques en costumes accompagnés des percussionnistes paradent dans les rues dansant et divertissant le public de leurs démonstrations magiques.

Les egúngúns apportent la possibilité de rénover d’anciens liens avec des ancêtres défunts qui sont présents physiquement même si incognito, parmi les vivants. Il y a un rite de passage que le porteur du masque doit subir avant d’endosser le costume, qui transforme son corps en réceptacle capable d’abriter temporairement l’âme du défunt. pour rester dans la logique, un egúngún, dans sa fonction médiumnique, parle avec une voix gutturale ou nasale.

Le costume et le masque egúngún ne tentent pas de reproduire une ressemblance individuelle, puis que l’aspect d’un être physique a depuis été évacué et rendu aux entrailles de la terre. sa stylisation proclame au contraire la transition du corps physique au corps métaphysique et une relocalisation dans le royaume de l’après vie, hors de la portée de la mort dont la puissance n’affecte que le corps physique. Le spectacle devient la nourriture pour les yeux, qui alimente tant le corps que l’esprit.

Pour les yoruba les morts ne sont pas morts; ils revivront bientôt réincarnés en petits-enfants ou sous la forme d’egúngún, soulignant la fonction de l’art comme moyen de manifester les esprits dans le monde d’ici-bas.

Un « Oriki » ou « Oki » (forme contractée du même mot) constitue une série de phrases adressées sous forme de salutations à un individu. L’ « Oriki » se rattache essentiellement à un ancêtre mythique commun duquel est issu unilinéairement un groupe de personnes.

Quelques orishás: Òrúmilà (et le système de divination Ifa), Obatalà, Odùduwà et Oranmiyan, Shango, Aganjú, Ogun, Osoosi (Oshossi), Oshun, Oya (Iansã), Yemoja et Eshu (Elegba ou Elegua)

Il existentent plusieurs orishas dans le panthéon yoruba. Parmi les esprits les plus importants, on compte Òrúmilà (et le système de divination Ifa), Obatalà, Odùduwà et Oranmiyan, Shango, Aganjú, Ogun, Osoosi (Oshossi), Oshun, Oya (Iansã), Yemoja et Esu (Ellegba)

Òrúmilà et le système de divination Ifá

Présenté comme la personnification de l’intelligence d’Olodumarè, l’orishá Òrúmilà est souvent consulté lorsqu’un individu ou une communauté entière a des problèmes de quelque sorte que ce soit. Cette consultation a lieu a chaque fois qu’une décision importante, individuelle ou collective, doit être prise.

Òrúmilà est le seul orishá a être au courant de tous les actes de la création. Il connaît donc les secrets de l’univers. Il est aussi considéré par les yoruba comme la divinité de la sagesse et du développement intellectuel.

Òrúmilà est souvent consulté par le biais d’un système de divination connu comme Ifá.

Le système de divination Ifá, fondé sur un vaste corpus de texte. Il ne repose pas sur les pouvoirs occultes d’une personne. Il se fonde sur un système de signes interprétés par un devin.

Les devins professionnels et ritualistes attitrés d’Òrúmilà sont appellés Bábálawo (père des secrets). Òrúmilà exige que les bábálawo soyent patients, honnêtes et humbles.

Un Bábálawo doit subir des annés de formation pour apprendre les procédures rituelles est les verses sacrés, qui, selon la croyance yoruba, contiennent les secrets de lúnivers. Le corpus littéraire de l’Ifá, (les odú), comprend 256 volumes divisés en vers appelés ese, dont on ne connaît pas le nombre exact (environ 800 ese par odú). Les ese, considérés comme la partie majeure de la divination Ifá, sont chantés par les prêtres dans un langage poétique. Les ese reflètent l’histoire, la langue, les croyances et les problèmes sociaux contemporains des yoruba.

Dans plusieurs ese nous retrouvons des allusions à l’importance d’arriver a avoir sa personnalité basée sur le Iwá Pèlé (bon caractère ou bon équilibre).

Le système de divination Ifá a été proclamé par l’UNESCO en 2005 comme Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité.

Obatalà ( = Orisha-nlà = Orishalà = Oshalà; Au Brésil => Oxalá)

Le mot Obatalà veut dire « roi du tissu blanc ».

Obatalà est, pour les yoruba, le dieu de la création des corps et des structures. Selon la croyance Obatalà a créé les corprs humains qui ont gagné de la vie avec le soufle d’Olòrún.

Obatalà est aussi le propriétaire de toutes les orí de tous les êtres humains (orí se traduit comme « tête » mais dans ce cas spécifique orí veut dire la partie de l’âme qui détermine le destin personnel et le succès de l’individu). N’importe lequel orishá peut solliciter ou revendiquer l’orí de quelqu’un, mais Obatalà demeure propriétaire de cet orí jusqu’au moment que l’individu en question soit initié au culte du Orisha qui revendique son orí.

Obatalà a reçu de Olòrún son consentement pour créer la terre sus l’eau et sous le ciel. Obatalà a donc crée la première ville yoruba, soit Ilé Ifè (aujourd’hui au Nigeria).

Obatalà est le frère ainé de Odùduwà, qui a reigné sur Ilé Ifè avec le consentement d’Obatalà.

Le Igbin ou Ibi (Archachatina Marginata), un escargot géant africain qui peut dépasser les 20 cm de long, est souvent utilisé dans les offrandes a Obatalà en Afrique. Au Brésil une autre espèce est utilisée: le Boi-de-Oxalá (achatina fulica). On n’utilise jamais de l’huile de palme dans les offrandes à Obatatà car le couleur de cet huile est incompatible avec le couleur blanc d’Obatalà. Le couleur blanc est en harmonie avec l’énergie d’Obatatà, qui amène de la clarté aux choses.

Le ashé (force, énergie) de Obatalà est, dans le système de divination Ifá, l’essence de la clarté. C’est la clarté qui nous permet de prendre les bonnes décisions.

Odùduwà et Oranmiyan

Odùduwà est l’ancêtre commun à tous les rois des peuples yoruba. Odùduwà est considéré comme le premier gouverneur (Oòni) de la cité-état de Ilé Ifè. La croyance va encore plus loin pour lui considérer comme étant l’ancêtre légendaire de tous les yoruba. L’origine des yoruba est donc étroitement liée à Odùduwà.

L ‘origine des yoruba est relaté par deux traditions, une mythologique et l’autre historique:

Tradition mythologique: Le monde a eté creé à Ilé Ifè, au moment où Odùduwà, l’ancêtre légendaire des yoruba, est descendu du ciel pour fonder la nation qui s’est depuis devellopé jusqu’à devenir le Pays Yoruba.

Tradition historique: les yoruba sont issues de différentes migrations qui ont pénétré le Nigeria depuis les régions situées au nord de la confluence des rivières Niger et Benue, pendant le premier millénaire A.D. Odùduwà était le chef d’un segment yoruba issu de ces différentes migrations.

Après avoir pris pied à Ilé Ifè, Odùduwà en devient le Oòni, soit le premier roi sacré de la ville.

Oranmiyan

Oranmiyan, un des petits enfants (ou peut être le benjamin) de Odùduwà a été le fondateur de l’Empire d’Oyó. Ila avais pris le titre de Alaafin d’Oyó. Le premier Festival Oranmiyan des Arts, de la Culture et du Tourisme a été initié en 2012 par son descendant et successeur, Sa Majesté Oba Lamidi Adeyemi III, Alaafin d’Oyó, qui a determiné que le festival devait être célébrée à chaque année entre le 8 et 15 septembre à Oyó.

Oya (Iansan)

Le nom Iansã est un titre que Oyá avait reçu de Shango . Ce titre fait référence au crépuscule; Iansã peut être traduit comme la mère du ciel rose ou la mère de la soirée.

Yemoja (Yemanjá)

Pour Yemoja voir: http://quod.lib.umich.edu/p/passages/4761530.0006.005/–maternal-goddess-in-yoruba-art-a-new-aesthetic-acclamation?rgn=main;view=fulltext

Shango

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Aganjú

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Ogun

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Osoosi (Oshossi)

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Osun (Oshun)

Pour Osun voir
http://quod.lib.umich.edu/p/passages/4761530.0006.005/–maternal-goddess-in-yoruba-art-a-new-aesthetic-acclamation?rgn=main;view=fulltext

Eshu (Elegba ou Elegua)

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Fete du vodoun à Ouidah

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